Acheter une voiture avec un vice caché : vos recours face à un vendeur particulier

Edouard

En bref : acheter une voiture avec un vice caché chez un particulier n’est jamais une fatalité. La loi permet de demander l’annulation de la vente ou une réduction du prix, à condition de réunir des preuves solides (expertise, documents, échanges). Les vices doivent être cachés, antérieurs à la vente et suffisamment graves. Un vendeur particulier reste responsable, même en cas de mention « vendu en l’état », et peut être condamné à indemniser l’acheteur si sa mauvaise foi est démontrée. Une approche méthodique, appuyée par un expert automobile, un avocat et, lorsque c’est possible, une assurance protection juridique, offre de réelles chances d’obtenir une issue sereine et équitable.

Vice caché voiture entre particuliers : comment le reconnaître et le prouver ?

Chers passionnés d’automobile, permettez à ces lignes de vous guider dans une situation qui déstabilise de nombreux acheteurs : la découverte d’un défaut grave sur un véhicule fraîchement acquis auprès d’un particulier. Lorsque la confiance accordée au vendeur se heurte brutalement à une panne majeure, le doute s’installe immédiatement : s’agit-il d’un simple aléa mécanique ou d’un vice caché automobile engageant la responsabilité du vendeur particulier ?

Pour parler de vice caché sur une voiture d’occasion, trois critères juridiques doivent être réunis. Le défaut doit d’abord être invisible lors de la vente. Un acheteur sérieux, ayant réalisé un essai routier et un contrôle visuel raisonnable, ne pouvait pas le détecter sans compétences techniques avancées ni démontage. Un joint de culasse en fin de vie, une boîte automatique sur le point de rendre l’âme ou une corrosion structurelle dissimulée sous une peinture récente répondent parfaitement à cette logique, là où un pare-chocs fendu ou un pneu lisse restent des défauts évidents, donc exclus de la garantie des vices cachés.

Le défaut doit ensuite être antérieur à la vente. Il peut se manifester quelques jours ou quelques semaines après la remise des clés, tout en ayant pris racine bien avant la transaction. Un moteur qui casse rapidement à cause d’une courroie de distribution usée depuis longtemps ou d’un entretien négligé en est une illustration classique. Ce point se démontre rarement à l’œil nu : l’intervention d’un expert automobile indépendant devient alors un élément décisif. Par un examen minutieux et des analyses techniques, cet expert est en mesure de dater l’origine de la panne et de la rattacher à une cause préexistante à la vente.

Enfin, le vice doit être suffisamment grave. La loi protège l’acheteur contre les défauts qui rendent le véhicule impropre à son usage normal ou qui diminuent tellement cet usage qu’il n’aurait pas acheté la voiture, ou l’aurait payée moins cher, s’il en avait eu connaissance. Une climatisation en panne sur un véhicule très ancien pourra être analysée comme un désagrément acceptable, alors qu’un système de freinage défaillant, une direction dangereuse ou un moteur hors service relèvent clairement du vice caché.

Pour illustrer ces principes, prenons l’exemple de Marc, qui achète une compacte diesel à un vendeur particulier via une annonce en ligne. Le contrôle technique est récent, le prix semble cohérent, l’essai routier ne révèle rien d’alarmant. Deux semaines plus tard, un voyant moteur s’allume, puis la voiture s’immobilise sur le bas-côté. L’expertise met au jour un problème de culasse fissurée, présent depuis longtemps, masqué par des appoints répétés de liquide de refroidissement. Ce défaut, caché, ancien et coûteux, entre typiquement dans le champ du vice caché.

Dans un tel dossier, la preuve constitue le cœur de la stratégie. Un rapport d’expertise détaillé, accompagné des factures d’entretien remises lors de la vente, de l’annonce initiale, des messages échangés avec le vendeur et d’un éventuel constat d’un commissaire de justice, forme un ensemble cohérent. Le juge pourra alors relier ces éléments et reconnaître l’existence du vice caché. Une démarche structurée, fondée sur un contrôle qualité rigoureux des pièces du dossier, transforme une situation de blocage en procédure claire et argumentée.

En résumé, la reconnaissance d’un vice caché repose sur une combinaison de droit et de technique : définition précise, expertise sérieuse, dossier complet. C’est cette articulation harmonieuse qui permet, en pratique, de faire reconnaître vos droits face à un vendeur particulier.

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Quels défauts sont considérés comme vices cachés sur une voiture achetée à un particulier ?

Avant d’envisager un recours contre un particulier, il serait pertinent de distinguer les défauts qui relèvent véritablement d’un vice caché voiture de ceux qui s’apparentent à une simple usure normale. Cette distinction conditionne le succès ou l’échec de votre démarche. Un acheteur bien informé pourra ainsi cibler les situations réellement défendables et éviter des conflits inutiles.

Les litiges les plus fréquents concernent les pannes mécaniques majeures. Un moteur qui casse après quelques centaines de kilomètres, une boîte de vitesses automatique qui patine dès les premiers trajets, une consommation d’huile anormale trahissant un vice de conception ou un entretien gravement négligé, autant de scénarios typiquement retenus par les tribunaux comme des vices cachés. Ces éléments touchent au cœur de l’usage du véhicule et génèrent des coûts de réparation incompatibles avec un simple entretien courant.

Autre situation fréquente : le kilométrage trafiqué. La modification frauduleuse d’un compteur constitue à la fois un vice caché et une manœuvre dolosive, c’est-à-dire une tromperie volontaire. L’acheteur paie alors un prix correspondant à un kilométrage faussement avantageux, alors que les organes mécaniques ont en réalité beaucoup plus roulé. Les juges sanctionnent sévèrement ce type de comportement, qui entraîne souvent l’annulation pure et simple de la vente et l’octroi de dommages et intérêts complémentaires.

Les corrosions structurelles dissimulées génèrent également de nombreux litiges, en particulier sur des véhicules plus anciens. Une rouille perforante masquée par un voile de peinture, des longerons attaqués, un plancher fragilisé au point de compromettre la sécurité, tous ces éléments relèvent d’une dégradation profonde. Lorsqu’un vendeur particulier a pris soin de « maquiller » ces défauts, le caractère caché et la gravité du vice ne laissent guère de doute sur la nécessité de prouver la valeur du véhicule.

Il convient aussi d’évoquer les véhicules accidentés non déclarés. Un passage au marbre après un choc important, suivi de réparations approximatives, altère durablement la structure de la voiture et sa valeur de revente. Si le vendeur particulier tait volontairement cet historique, l’acheteur se retrouve propriétaire d’un véhicule difficile à revendre et potentiellement moins sûr. Dans de nombreux jugements, ce type de dissimulation est qualifié de vice caché, parfois cumulé avec un dol.

À l’inverse, certains défauts ne relèvent pas de cette garantie. L’usure normale sur un véhicule âgé, affichant un kilométrage conséquent, ne permet pas d’engager la responsabilité du vendeur particulier. Un embrayage fatigué sur une voiture ayant parcouru de longues distances, des amortisseurs à remplacer ou des éléments d’échappement corrodés dans des proportions raisonnables s’inscrivent dans le cadre attendu d’une voiture d’occasion. De même, une bosse visible sur une aile ou un pneu usé que l’on pouvait constater lors de la visite ne donneront pas lieu à recours pour vice caché.

Pour aider à visualiser les différences de traitement, le tableau ci-dessous présente quelques exemples concrets, souvent rencontrés lors des litiges entre particuliers :

SituationQualification probableCommentaires
Moteur casse quelques jours après la vente, vice antérieur prouvéVice cachéDéfaut grave, coûteux, non visible lors de l’achat
Kilométrage abaissé volontairement sur le compteurVice caché + tromperiePossibilité d’annulation de la vente et dommages et intérêts
Carrosserie rayée visible à l’œil nuDéfaut apparentL’acheteur en avait connaissance au moment de la vente
Embrayage usé sur véhicule ancien très kilométréUsure normaleEntretien prévisible sur une voiture d’occasion
Véhicule lourdement accidenté, passage au marbre non signaléVice cachéAltération de la structure et de la valeur de revente

Cette grille de lecture démontre combien l’analyse doit être nuancée. Chaque dossier mérite une appréciation précise des faits, en fonction de l’âge du véhicule, de son kilométrage, de son prix et des informations fournies lors de la vente. Le recours pour vice caché n’a donc rien d’automatique, mais lorsqu’il est justifié, il offre un levier puissant pour rétablir un équilibre rompu entre acheteur et vendeur particulier.

Quels recours juridiques contre un vendeur particulier en cas de vice caché auto ?

Lorsqu’un vice caché est suspecté, la question se pose immédiatement : quels recours concrets envisager contre un particulier, et selon quelle stratégie ? Une démarche méthodique permet d’éviter les réactions impulsives et de construire un dossier solide, respectueux des règles de droit comme des usages du secteur automobile.

Le premier réflexe consiste à rassembler les preuves. Photos du défaut, vidéos, facture de remorquage, rapport de premier diagnostic établi par un garagiste, copie de l’annonce, contrat de vente, historique d’entretien, captures des échanges SMS ou des courriels avec le vendeur : tout doit être soigneusement archivé. Cette base documentaire offrira à l’expert et, le cas échéant, au juge, une vision précise du contexte de la transaction.

Vient ensuite l’étape de l’expertise automobile. Un expert indépendant examine le véhicule, constate la panne et cherche à déterminer si le défaut est antérieur à la vente et s’il présente le niveau de gravité requis. Son rapport technique, rédigé dans un langage professionnel mais accessible, devient l’axe central du recours. Dans certains cas, l’acheteur peut solliciter l’aide de son assurance protection juridique pour financer cette expertise, ce qui allège considérablement le coût de la démarche.

Une fois ces éléments réunis, un contact amiable avec le vendeur particulier est souvent recommandé. Un courrier clair, accompagné du rapport d’expertise et d’une proposition de règlement (par exemple participation aux frais de réparation ou reprise du véhicule), peut suffire à convaincre un vendeur de bonne foi. Cette phase de dialogue évite parfois un contentieux long et coûteux et permet à chacun de retrouver une situation acceptable.

Lorsque le vendeur refuse toute coopération, l’acheteur peut alors adresser une mise en demeure par lettre recommandée avec accusé de réception. Ce courrier, souvent rédigé avec l’aide d’un avocat, rappelle les faits, expose la qualification de vice caché et indique la solution recherchée : annulation de la vente avec restitution du prix, réduction du prix ou indemnisation des frais subis. La mise en demeure constitue un tournant : elle prouve que l’acheteur a clairement exprimé ses demandes et ouvre la voie à une action judiciaire si aucune solution n’émerge.

En cas d’échec de toutes ces démarches, il reste la saisine du tribunal. Pour un litige de voiture d’occasion, ce sera généralement le Tribunal judiciaire, avec une procédure adaptée selon le montant en jeu. L’acheteur peut demander soit l’action rédhibitoire (annulation de la vente, restitution du véhicule et remboursement du prix), soit l’action estimatoire (conservation du véhicule avec réduction du prix, souvent à hauteur des réparations nécessaires). Parallèlement, une demande de dommages et intérêts peut être formée afin de couvrir, par exemple, les frais d’expertise, de carte grise, de location de véhicule de remplacement ou le préjudice de jouissance.

Dans les dossiers les plus sensibles, où un comportement clairement trompeur est identifié (kilométrage manipulé, accident grave dissimulé, entretien volontairement camouflé), un avocat pourra également envisager un fondement complémentaire fondé sur la tromperie intentionnelle. Cette approche, accompagnée d’une mise en demeure, renforce encore la position de l’acheteur et peut aboutir à une indemnisation plus large, le vendeur particulier étant alors assimilé à un contractant de mauvaise foi.

Au terme de ce parcours, une idée majeure se dégage : le recours pour vice caché contre un particulier n’est pas une démarche hasardeuse, mais un processus structuré, rythmé par des étapes successives. Chaque phase, de l’expertise au tribunal, contribue à faire reconnaître de manière rigoureuse le déséquilibre initial de la transaction.

Vice caché voiture entre particuliers : démarches pratiques et erreurs à éviter

Face à une voiture achetée à un particulier qui révèle un vice caché, la façon de réagir dans les premiers jours a un impact déterminant sur la suite. Une attitude organisée, presque « professionnelle », permettra de défendre vos intérêts de manière sereine, là où des décisions précipitées peuvent affaiblir considérablement votre position.

Avant toute chose, il serait judicieux de cesser d’utiliser le véhicule dès que le défaut apparaît. Continuer à rouler malgré une alerte mécanique grave risque d’aggraver les dégâts et d’offrir au vendeur un argument facile : la panne serait due à une mauvaise utilisation postérieure à la vente. Immobiliser le véhicule, le faire remorquer si nécessaire et consigner les circonstances de la panne (date, lieu, comportement de la voiture) témoignent d’une attitude responsable et prudente.

La démarche suivante consiste à faire établir un diagnostic initial par un professionnel de confiance, idéalement différent du vendeur s’il s’agit d’un ancien garagiste. Ce premier avis technique, même sommaire, donne une orientation : panne isolée ou symptôme d’un problème plus profond et ancien. Sur cette base, vous pourrez décider de mandater un expert, éventuellement avec l’appui de votre assurance protection juridique, qui transformera ce premier constat en rapport détaillé.

Nombre d’acheteurs commettent l’erreur de faire réparer la voiture immédiatement avant toute expertise. Ce réflexe, compréhensible pour retrouver rapidement un véhicule fonctionnel, peut toutefois détruire les preuves du vice caché. Les pièces remplacées, les traces de fuite, les témoins matériels sont autant d’indices précieux pour l’expert. Sans eux, la datation du défaut et la qualification juridique deviennent bien plus délicates.

Pour structurer votre réaction, la liste suivante peut servir de fil conducteur :

  • Immobiliser le véhicule dès l’apparition d’un défaut grave et documenter la panne.
  • Réaliser un diagnostic rapide chez un professionnel indépendant.
  • Contacter votre assurance pour vérifier la présence d’une protection juridique.
  • Mandater un expert automobile pour établir un rapport détaillé.
  • Rassembler tous les documents de la vente (annonce, contrat, contrôle technique, factures).
  • Engager un échange écrit avec le vendeur pour rechercher une solution amiable.
  • Faire rédiger, si nécessaire, une mise en demeure par un avocat avant toute action devant le tribunal.

Ces étapes, appliquées de manière rigoureuse, renforcent la crédibilité de votre dossier. Elles montrent que votre réaction n’est pas émotionnelle, mais fondée sur des constats techniques et juridiques. En parallèle, elles permettent d’éviter les pièges les plus fréquents : réparations hâtives sans conservation des pièces, délais trop longs avant d’agir, échanges purement verbaux avec le vendeur impossible à produire devant un juge.

Un dernier aspect mérite l’attention : la communication avec le vendeur particulier. Un ton courtois mais ferme, des messages clairs et datés, des propositions raisonnables de règlement, tout cela peut faciliter une issue amiable, surtout lorsque le vendeur n’a pas cherché consciemment à dissimuler le défaut. À l’inverse, des accusations instantanées, des menaces mal formulées ou des échanges agressifs nuisent à l’ambiance et compliquent ensuite la présentation du litige devant une juridiction.

En définitive, la gestion pratique d’un vice caché sur un véhicule acheté à un particulier repose autant sur la maîtrise des gestes techniques que sur une attitude posée et structurée. Cette combinaison offre à l’acheteur les meilleures chances d’obtenir un résultat équilibré, qu’il soit amiable ou judiciaire.

Comment éviter d’acheter une voiture avec un vice caché à un particulier ?

Après avoir analysé les recours, une question se pose naturellement : comment réduire au maximum le risque d’acheter une voiture avec un vice caché auprès d’un particulier ? Aucune précaution ne permet de l’éliminer totalement, mais une approche méticuleuse, inspirée des standards du secteur premium, en atténue fortement la probabilité.

Une première mesure consiste à préparer en amont une visite structurée du véhicule. Plutôt que de se laisser guider uniquement par le discours du vendeur, il serait judicieux d’arriver avec une série de questions ciblées : historique des propriétaires, fréquence de l’entretien, type de trajets (ville, autoroute), pièces récemment changées, éventuels accidents, raisons de la vente. Un vendeur transparent fournira volontiers ces informations et présentera spontanément les factures d’entretien et les anciens contrôles techniques.

Le recours à un historique officiel, via un service comme Histovec, constitue également un réflexe précieux. Ce type de plateforme, adossée à des bases de données administratives, permet de vérifier la cohérence du kilométrage, les dates de changement de propriétaire, certains sinistres déclarés ou encore les éventuels blocages administratifs. Une incohérence flagrante entre le discours du vendeur et l’historique officiel doit immédiatement susciter une vigilance accrue.

L’essai routier représente un autre moment clé. Plutôt que de limiter ce test à quelques minutes en ville, il serait préférable de varier les conditions : démarrage à froid, circulation lente, voie rapide, freinages appuyés mais contrôlés. Des bruits suspects, des à-coups de boîte, une direction imprécise ou une fumée anormale à l’échappement sont autant de signaux qui méritent une analyse complémentaire, voire un avis de garagiste avant toute signature.

Sur le plan visuel, un examen approfondi de la carrosserie, du compartiment moteur, du soubassement et de l’intérieur permet de déceler des indices parfois révélateurs : différences de teinte sur des panneaux de carrosserie suggérant une réparation, traces de rouille avancée, fuites de fluides, faisceaux électriques modifiés de manière artisanale. Un acheteur qui prend le temps d’observer soigneusement le véhicule, sans se laisser presser par le vendeur, limite considérablement le risque de découvrir plus tard un défaut majeur.

Enfin, pour un véhicule de valeur ou pour un acheteur souhaitant une sécurité renforcée, il peut être très pertinent de se faire accompagner par un professionnel de l’automobile lors de la visite. Un garagiste habitué aux motorisations concernées ou un expert consultant détectera des indices invisibles pour un profane et pourra estimer avec plus de justesse la cohérence entre le prix demandé et l’état réel de la voiture.

Au-delà des gestes techniques, l’écoute de son intuition garde toute sa place. Un vendeur évasif, qui refuse un essai prolongé, ne souhaite pas montrer certaines factures ou insiste pour conclure l’affaire immédiatement, en liquide, invite naturellement à la prudence. À l’inverse, un vendeur qui détaille honnêtement les petits défauts connus, accepte sans difficulté un contrôle dans un centre indépendant et vous laisse le temps de réfléchir, inspire davantage confiance.

En définitive, l’achat d’un véhicule auprès d’un particulier doit être envisagé comme un projet à part entière, demandant préparation, méthode et calme. Ces précautions ne garantissent pas une absence totale de litige, mais elles réduisent très nettement la probabilité de se retrouver confronté à un vice caché grave.

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Comment savoir si le problème de ma voiture est un vice caché ou une simple panne ?

Un vice caché doit être caché au moment de la vente, antérieur à la transaction et suffisamment grave pour rendre le véhicule inutilisable ou nettement moins utile. Un diagnostic de garage ne suffit pas toujours : un rapport d’expert automobile indépendant est généralement nécessaire pour dater le défaut et évaluer sa gravité. Si l’expert conclut à un défaut ancien, non décelable lors de l’achat et entraînant un coût de remise en état important, la qualification de vice caché devient probable.

Puis-je agir contre un vendeur particulier malgré la mention « vendu en l’état » ?

Oui. La mention « vendu en l’état » n’exonère pas le vendeur particulier de la garantie légale des vices cachés. Cette formule rappelle simplement que le véhicule est d’occasion et peut comporter des traces d’usure. En présence d’un défaut grave, caché et antérieur à la vente, la responsabilité du vendeur peut toujours être recherchée, même si cette mention figure sur le certificat de cession ou dans le contrat.

Quels recours puis-je demander devant le tribunal en cas de vice caché ?

L’acheteur dispose principalement de deux options : demander l’annulation de la vente (action rédhibitoire) avec restitution du véhicule et remboursement du prix, ou conserver la voiture en obtenant une réduction du prix (action estimatoire), souvent équivalente au coût des réparations. Il peut également réclamer des dommages et intérêts pour ses frais annexes (expertise, remorquage, carte grise, location de véhicule, etc.), surtout si le vendeur est reconnu de mauvaise foi.

Combien de temps ai-je pour agir contre un vice caché sur une voiture ?

Le délai légal est de deux ans à compter de la découverte du vice, et non de la date d’achat. Il convient donc d’agir dès les premiers symptômes sérieux : solliciter une expertise, avertir le vendeur par écrit et, si nécessaire, engager une procédure avant l’expiration de ce délai. Plus l’acheteur réagit rapidement, plus il est aisé de rassembler des preuves et de démontrer que le défaut était bien antérieur à la vente.

Mon assurance peut-elle m’aider en cas de litige pour vice caché avec un particulier ?

De nombreux contrats d’assurance automobile ou multirisque habitation incluent une garantie protection juridique. Celle-ci peut prendre en charge les frais d’expert, une partie des honoraires d’avocat et certains frais de procédure. Il est donc recommandé de contacter son assureur dès la découverte du vice afin de déclarer le litige et de connaître précisément l’étendue des prises en charge proposées.